Youth Base of Tunisian Islamist Party Ennahdha Urges Constitution Grounded in Qur'an

News article, posted 10.16.2011, from Tunis, Tunisia, in:
Youth Base of Tunisian Islamist Party Ennahdha Urges Constitution Grounded in Qur'an

Summary: According to journalist Radhouane Somai, the Facebook group "Youth of the Ennahdha Movement" (Jeunesse du mouvement Ennahdha)  has provided proof that the Tunisian Islamist party's base is more radical than its party's leaders. Somai details how the "Youth of the Ennahdha Movement" Facebook group misrepresented or perhaps misunderstood the early October speech of one of their party heads, Abou Yaarab Marzouki, head of the list for the Tunis 1 elections.

Somai writes that Marzouki's October 1st speech in Sidi Bouzid focused on the historical meaning of the word ennadha, Arabic for renaissance, along with the role of the party's forerunners in the struggle for Tunisian independence from colonial powers.  According to Somai, the "Youth of the Ennahdha Movement" Facebook page incorrectly characterizes Marzouki's October 1st speech thus: "The philosopher of the Revolution Abou Yaarab Marzouki affirms that any Constitution whose references are not [based in] the Holy Qur'an is but a caricature that will be refused by the people." (« Le philosophe de la Révolution Abou Yaarab Marzouki affirme que toute Constitution dont les références ne sont pas le Saint Coran n’est qu’une caricature qui sera refusée par le peuple. »)

Somai contends that Marzouki actually labeled the 1864 constitution as a caricature, as it was allegedly imposed by foreign diplomats.

Somai finishes his article with a series of questions in which he wonders if this incidence serves as proof of Ennahdha's use of a "double language" [double language]; critics regularly accused Ennahdha of using an appeasing language of compromise publicly while fomenting extremism inside the party.

Somai notably editorializes on his find, opening his article by suggesting that Ennahdha heads try to dilute their Islamist ideology: "the leaders of the Ennahdha party put water in their wine, by calculation, political realism, or sincerity (the question matters little)" (« les leaders du parti Ennadha mettent de l’eau dans leur vin, par calcul, réalisme politique ou sincérité (la question importe peu). »)

Original Language Text: 

Même si les leaders du parti Ennadha mettent de l’eau dans leur vin, par calcul, réalisme politique ou sincérité (la question importe peu), la base du parti islamique est plus radicale. D’où les grands écarts incessants pour rassurer l’élite, le reste de la classe politique et les chancelleries occidentales sans se couper de leur base, beaucoup plus conservatrice.

La preuve en image avec cette vidéo et le commentaire qui l’accompagne, de l’intervention du professeur Abou Yaarab Marzouki, tête de liste Tunis 1 d'Ennahdha, lors du meeting de Sidi Bouzid samedi 1er octobre. Rien de spécialement choquant dans cette exhortation enflammée de M. Marzouki, qui sied très bien à un tribun talentueux et qui n’est pas connu pour ses positions ultra-progressistes. Le théoricien du parti présente une lecture historique qui replace la Nahdha (éveil) dans son sens général, non politique. L’universitaire parle d’un mouvement Ennahdha des premiers temps de la lutte de la libération nationale qui avait acclamé une Constitution reposant sur le Coran.

Le même discours, repris par la page Facebook de la Jeunesse du mouvement Ennahdha, prend un tout autre sens. Les propos de M. Marzouki sont déformés et le titre accompagnant la vidéo ne laisse aucun doute sur la position de leurs auteurs : « Le philosophe de la Révolution Abou Yaarab Marzouki affirme que toute Constitution dont les références ne sont pas le Saint Coran n’est qu’une caricature qui sera refusée par le peuple. »

En parlant de caricature, l’intervenant évoquait la constitution 1864 qui aurait été à l’époque imposée par les diplomaties étrangères provoquant le refus des Tunisiens.