In Case of Election Fraud, Tunisian Islamist Party Ennahdha Will Take "to the Streets"

News article, posted 10.23.2011, from Tunis, Tunisia, in:
In Case of Election Fraud, Tunisian Islamist Party Ennahdha Will Take "to the Streets" (Photo: AhramOnline)

Summary: Rached Ghannouchi, head of the prominent Tunisian Islamist party Ennahdha, told a crowd on Wednesday in southern Tunisia that in the case of election fraud, Ennahdha party members would take "to the streets."

Ghannouchi also called participation in the elections a "religious and national duty."

Ghannouchi further told spectators that Tunisia "finds itself today confronted by a historical opportunity to build a State of liberty, justice, Islam, and democracy, for which some Tunisians sacrificed their lives." He described as a threat to that democracy those "machinations that are inclined to make Tunisia regress," implicitly including therein election fraud.

Ghannouchi also confirmed that Ennahdha is prepared to participate in a national consensus government and is "open to entering into a coalition with all of the political forces that were militants against the deposed president and that supported the revolution".

Original Language Text: 

Rached Ghannouchi, qui parlait au cours d’un meeting, mercredi, à la salle couverte de Gabès-Sud, a ajouté que son parti ne restera pas muet et descendra «dans les rues en cas de falsification de ces résultats.»

Il a affirmé aussi que la Tunisie «se trouve aujourd’hui confrontée à une opportunité historique pour l’édification de l’Etat de la liberté, de la justice, de l’islam et de la démocratie, pour lequel des Tunisiens ont sacrifié leur vie», mettant en garde contre «les manoeuvres qui tendent à faire régresser la Tunisie».

M. Ghannouchi a précisé qu’Ennahdha qui «se prépare à participer au pouvoir est disposée à entrer en coalition avec toutes les forces politiques qui ont milité contre le président déchu et soutenu la révolution, affirmant que la Tunisie a besoin d'un gouvernement de consensus national.»

Le chef d’Ennahdha a fait observer que les élections sont «un devoir religieux et national», de même qu'elles offrent une occasion pour élire les représentants du peuple au sein de l’Assemblée nationale constituante, qui seront la voix de la volonté du peuple, évoquant «les campagnes de mise en doute dont fait l’objet son mouvement, en dépit de son appui aux droits de la femme et de son souci de consolider les relations de la Tunisie avec les pays frères et amis.»